L’orpheline de Foundling – Stacey Halls

Un peu avant Noël 2021, j’ai reçu le merveilleux premier roman de Stacey Halls, Les Sorcières de Pendle, offert par ma soeur qui adore me surprendre !

Après Noël, mon amie Jeanne me dit qu’elle a reçu en cadeau son second roman, L’Orpheline de Foundling, qu’elle lit d’une traite. Elle me le prête ensuite…

Pour Les Sorcières de Pendle, c’était un coup de coeur ♡. Autant avec l’écriture de l’autrice (comme dirait @coeurcarreau c’était un petit bonbon de miel) qu’avec l’histoire.

Il s’agissait de Fleetwood, jeune bourgeoise anglaise de 17 ans, enceinte pour la quatrième fois et espérant réussir à enfin mener sa grossesse à termes. Elle rencontre une autre jeune femme, mystérieuse, un peu sauvage et douée avec les plantes. De là, des liens se tissent… sur un fond folklorique et énigmatique.

« Londres, 1748. Bess Bright, vendeuse sur le marché aux poissons de Billingsgate, est contrainte de confier son bébé Clara à l’orphelinat de l’Hôpital de Foundling. Six ans plus tard, elle est prête à accueillir son enfant qu’elle n’a jamais oubliée. Mais quand elle se présente à l’orphelinat, on l’informe que sa fille a été récupérée par une femme se faisant passer pour Bess.

À moins d’un kilomètre de l’institution, une jeune veuve vit recluse depuis dix ans dans une sublime demeure. Quand un ami la persuade d’engager une nourrice pour sa fille, elle est d’abord réticente à l’idée d’héberger une étrangère. Mais alors que son passé menace de faire voler en éclats le monde qu’elle s’est minutieusement construit, elle se laisse apprivoiser par cette nourrice si prévenante à l’égard de sa fille…
 » – résumé de L’Orpheline de Foundling

Stacey Halls est une anglaise originaire du Lancashire. Elle est journaliste. L’autrice adore écrire et se documenter, ce qui l’a amené à écrire son premier roman : Les Sorcières de Pendle. Habitant pas loin de Pendle, elle a toujours été fascinée par le procès de ces soi-disantes sorcières.

Les romans de Halls se construisent toujours à partir d’un évènement ou d’un lieu historique, sur lesquels elle se documente, creuse et écrit une histoire autour. Ici, l’action prend place au Foundling Hospital, une institution londonienne fondée en 1739, dont la vocation était de recueillir les enfants abandonnés pour leur procurer des soins et une éducation.

L’action de ce roman se déroule dans un Londres surpeuplé, sale (beaucoup de maladies infantiles à cette période) et où beaucoup de mères sont obligées de donner leur enfant au Foundling Hospital. Cet orphelinat, financé par les arts et les donations, met en place un système de loterie et des conditions au vu de l’augmentation des abandons, ce par quoi le personnage principal devra passer pour laisser sa fille à peine née :
* des enfants âgés de moins d’un an uniquement ;
* des balles de couleurs différentes (refus, accepté, en attente) ;
* les bébés sont laissés et enregistrés avec un signe distinctif des parents s’ils viennent les récupérer un jour.

«  I knew I had to write a story about this place. » – Stacey Halls dans Authorlink

Stacey Halls a pour habitude d’avoir plusieurs idées de roman en même temps et de les laisser maturer pendant quelques temps, voire un an pour le cas de L’Orpheline de Foundling. Cela reflète bien mon impression sur ce second roman que j’ai préféré (et pourtant, dieu sait que j’ai une préférence pour les histoires de sorcières que de maternité!) et qui laisse transparaître ce temps de réflexion.

 » I usually have two or three ideas bubbling away. » – Stacey Halls dans Authorlink

Dans ce roman, la construction du récit est particulière puisqu’il est divisé en quatre partie, dont chacune successivement est le point de vue de la mère biologique et de la mère adoptive de Clara, devenue Charlotte. J’aime beaucoup ce parti pris de mettre en perspective les deux vécus de ces femmes car cela nous impose de ne pas juger, de comprendre et de ne pas les mettre en rivalité alors que chacune croit faire ce qui est le plus juste pour cette enfant.

Les thèmes abordés sont nombreux mais le plus important est celui de la maternité (comme pour le premier roman d’ailleurs… Stacey Halls aurait-elle un penchant pour écrire des histoires de mère?). Ici, nous suivons la quête viscérale d’une mère qui essaye de retrouver sa fille après avoir été obligé de la laisser à l’orphelinat, faute d’argent pour la garder. En parallèle, nous découvrons le foyer d’une riche veuve ayant adoptée un bébé et qui lui impose une vie de recluse comme elle (l’autrice aborde l’agoraphobie, quelque chose que je n’avais encore jamais vue dans un roman!).

Je ne vous en dis pas plus, mais je serais enchantée de découvrir votre avis sur ce livre s’il vous arrive de le lire ! Bonne lecture ♡ .

Mon avis : 7,5/10

L’écriture : 8/10. Je me suis régalée avec ce roman. Une réelle évolution entre Les Sorcières de Pendle et L’Orpheline de Foundling. C’est à la fois beau, de belles descriptions et des dialogues construits.

L’histoire : 7/10. C’est mon petit pêché mignon les romans sur fond historique. Cela exerce sur moi une sorte de fascination. Le déroulé est très bien mis en oeuvre, c’est d’ailleurs une lecture effrénée que j’ai eu, sentant monter la tension au fur et à mesure entre les deux protagonistes principales. Petit hic tout de même sur le déroulement final, peut-être un peu simple dans le sens où j’ai dû mal à me dire que cela aurait pu réellement se produire…

Les personnages : 7/10. J’ai découvert deux personnalités de femme dans ce livre. Elles étaient singulières, opposées et pourtant nourries par leur tâche de maman. Leur description ainsi que leur personnalité sont très bien mises en avant par l’autrice (l’image de la femme c’est l’idée que je me fais de la mère adoptive de Clara!).

Mention spéciale : L’aspect historique : 8/10. C’est un vrai talent chez cette autrice ! Déjà pour les sorcières de Pendle, j’avais pu m’imaginer tous les décors. Mais ici c’était magique ! Le décor londonien des maisons bourgeoises, les vieilles bicoques des gens précaires, l’orphelinat, les quais, les marchés. C’était un univers, certes réels, mais très riche !

Pour continuer dans cet univers ou du moins sur ce que m’inspire cette lecture, je vous propose une petite sélection :

Une interview de l’autrice sur les livres qui l’ont inspiré pour écrire son premier roman :

Un documentaire sur Foundling Hospital et les concerts organisés pour financer l’orphelinat :

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

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