Madame Einstein, un exemple à ne pas suivre

Note : 5 sur 5.

Aujourd’hui, je vous présente Madame Einstein, écrit par Marie Benedict et publié aux éditions 10/18. Mon titre peut interpeller, voire surprendre. Il s’agit d’une reprise, puisque c’était Madame Figaro qui avait décrété que cette femme, son destin, était « un exemple à ne pas suivre ». Lorsque j’ai lu ceci, j’étais révoltée par la violence de la remarque. Mais, après lecture, JE SUIS RÉVOLTÉE.

Dans ce livre, l’autrice met en lumière la vie sacrifiée de la talentueuse Mileva Marić, première femme du célèbre Albert Einstein.

Mileva Maric est une jeune femme serbe, dont le père a toujours mis un point d’honneur à ce qu’elle étudia ce pour quoi elle était douée : la physique et les mathématiques. Son talent la conduisit à devenir la cinquième femme admise à l’Institut polytechnique de Zurich en 1886, et vous vous en doutez, à l’époque, même une fois admise, cela n’allait pas être une mince affaire.

Le lecteur la suit dans sa découverte de Zurich, dans les liens qu’elle noue avec les filles de sa pension et dans la rigueur de ses études. Il l’accompagne également lorsqu’elle rencontre l’étudiant espiègle prénommé Albert Einstein. Ils se découvrent des passions communes et reconnaissent leur génie respectif ; en découle une longue et studieuse collaboration…



Mais la vie de Mileva ne se passera pas comme prévue, que ce soit pour son diplôme, son mariage, ses enfants ou encore son travail. Elle apprendra à ses dépends que sous un même foyer, deux génies ne peuvent cohabiter, et se résoudra à ne devenir qu’une aide pour son mari.
Elle supportera les multiples promesses non tenues et ses trahisons afin d’offrir à ses fils un foyer stable. Pour un temps.

« J’étais devenue la femme au foyer que je ne voulais surtout pas être. Le genre de femme qu’Albert avait toujours tourné en dérision. Ce n’était pas la vie de bohème dont j’avais rêvé, mais quel choix m’avait-il laissé ? « 

Mileva Marić dans Madame Einstein de Marie Benedict

J’ai mis du temps à lire ce livre d’environ 400 pages, et pourtant sa lecture est très fluide. J’ai adoré cette lecture, même si je l’ai trouvé révoltante. C’est un roman, bien entendu tous les éléments ne sont pas véridiques, mais l’autrice a respecté l’ordre chronologique et les éléments les plus importants dont on a connaissance aujourd’hui grâce à la correspondance du couple. L’idée n’est pas de répondre à la polémique sur qui est à l’origine de la théorie sur la relativité, mais bien de rendre hommage à une femme oubliée et qui a, au regard des preuves, participé à ce travail colossal.

Mis à part vous recommander cette lecture, si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire les articles suivants au sujet de cet impossible débat et sur l’effet Matilda.

A très vite pour un nouvel avis lecture ! 🙂

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

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