Radium Girls ou le destin tragique de travailleuses américaines

Note : 5 sur 5.

Radium Girls est une bande dessinée réalisée par Cy et publiée dans la collection KARMA des éditions Glénat. La dessinatrice reprend un sujet oublié, qui pourtant a permis de militer pour de meilleurs droits pour les travailleurs américains.

Résumé
 » La découverte du radium fait une entrée fracassante dans les Etats-Unis des années 1920.
L’élément miracle, découvert par Marie Curie, baigne l’Amérique de son aura phosphorescente.
1918, Edna Bolz s’installe aux côté de Grace, Katherine, Mollie, Albina et Quinta dans les établis d’USRC. Elles vont y peindre minutieusement leur quota de cadrans de montres, avec cette peinture si spéciale qu’elle permet de lire l’heure dans le noir.
LIP. DIP. PAINT.
Trois mots, trois gestes qui les mèneront à leur perte. « 

« Et nous, pauvres quantités négligeables, à bouffer du radium toute la journée pour des minables cadrans. Et en plus de nous laisser nous tuer, il nous traine dans la boue. Mollie, la syphilis ? Je les ai entendus les ragots sur les moeurs légères que Mollie n’a jamais eus. On va toutes finir comme elle. Le radium rongera notre carotide. Si on ne fait rien, on mourra noyé dans l’indifférence la plus totale. »

Radium Girls

Mon avis
C’est une histoire incroyable, que je viens de découvrir. C’est percutant et cela met en lumière des femmes oubliées dans l’histoire du progrès. Dans les années 1920, l’industrie USRC commercialisait des montres dont le cadran était peint avec une peinture radioactive fluorescente.
L’autrice raconte cette histoire par le biais d’un groupe d’amies qui travaille au même endroit. Au début de cette bd, cela peut paraître amusant de voir ces femmes scintiller avec le radium, qu’on surnomme « ghost girls ». Mais, progressivement, le radium est de plus en plus présent, ces femmes subissent des maux et la sonnette d’alarme retentit. Pourtant, les panneaux publicitaires américains crient les bienfaits de ce produit pour la peau…

Quant aux dessins, le coup de crayon est incroyable. Ce camaïeu de couleurs permet une mise en valeur des évènements, notamment les transitions entre les moments où ces femmes sont à l’usine et les moments qu’elles passent à danser ou à la plage. C’est assez rare de voir une bande dessinée entièrement au crayon de couleur pour le notifier !

L’autrice Cy a réussi à rendre hommage à ces femmes, leur destin et leur combat. Elle s’applique également à nous montrer des détails de ce à quoi ressemblait la vie dans les années 1920, dont les speakeasy au temps de la prohibition.

Vous pouvez également visionner l’interview de l’autrice sur cette bande dessinée juste ici.

(Source photo site Glénat.)

Je vous recommande à 100% cette bande-dessinée, d’autant plus si vous souhaitez vous offrir un bel album à ajouter dans votre collection.

Bonne lecture !

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

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