Le bal des folles, Victoria MAS

Note : 3 sur 5.

Ce roman est le premier écrit par Victoria Mas. C’est une découverte fascinante, enrichissante et juste de la conditions des femmes « anormales », des exclues, des répudiées : des folles. Que faire d’une épouse qui vieillit ou d’une belle-fille envahissante ? Que faire d’une prostituée qui ne gagne plus un rond ? A cette question, Paris de 1885 y a trouvé une réponse.
Elles sont envoyées à la Salpêtrière.

Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.

Le bal des folles, victoria mas (page 174-175)

Résumé

Le bal des folles, c’est l’histoire de femmes au destin identique, celui de finir à la Salpêtrière. Cet hôpital est connu pour enfermer les femmes dont la société souhaite se débarrasser. Victoria Mas raconte la vie quotidienne entre ces murs, la sororité particulière qui y règne et l’évènement mondain qui y a lieu chaque année : le bal de la mi-carême, tournant les projecteurs sur ces folles.
Eugénie, Louise, Thérèse ; chacune a une raison d’être là, chacune subi cette vie enfermée, chacune essaye de survivre. La ligne directrice est la préparation de ce bal et l’admission forcée d’Eugénie, qui fera en sorte de s’échapper de cet hôpital.

Mon avis (SPOIL)

Globalement, j’ai beaucoup apprécié cette lecture, notamment parce qu’elle est basée sur des faits véritables. Oui, l’hôpital de la Salpêtrière a un historique important : maison d’enfermement, asile pour femmes, âge d’or de l’hypnose avec le docteur Charcot dans les années 1880, c’est un lieu qui fait froid dans le dos.
Toutefois, je suis un peu déçue de ce roman car après en avoir tant entendu parler, je m’attendais à quelque chose de plus romancé et dont l’intrigue partait du bal et non l’inverse. C’est un avis purement personnel, le résultat d’avoir trop attendu avant de le lire ! 🙂
Néanmoins, l’écriture est belle, l’histoire intéressante et touchante et surtout, elle questionne. Le destin de Geneviève remet en question l’impact des idées tranchées sur nos vies et permet de réfléchir à la notion d’enfermement : n’est-il que physique ? mental ? ou bien les deux ?

Je vous recommande à 100% ce livre si vous souhaitez une écriture intelligente, courte et humaine. On se retrouvera pour un prochain article sur le dernier tome de Joël Dicker 🙂

Bonne lecture !

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

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