Le crime du comte Neville, Amélie Nothomb

En faisant du tri dans les bibliothèques de mes parents, je suis tombée – pour mon plus grand plaisir – sur Le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb. Alors ni une ni deux, je l’ai lu, voire même dévoré. En effet, comme un grand nombre d’entre nous, je voue un sentiment particulier à cette autrice, au talent si singulier. Cette fiction a été publié chez Albin Michel en août 2015, et les 144 pages qui le garnissent, dépeignent un monde que l’autrice connait bien, celui de l’aristocratie belge.

« Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. »

De quoi cela parle-t-il ?

Le comte Neville est appelé au petit matin, par la voyante du village, Rosalba Portenduère. Sa fille a fugué, elle se trouve chez elle. Un évènement inédit, un évènement étrange qui chagrine le comte, mais qui pourtant n’en dis rien. Toutefois, avant de reprendre le chemin de sa propriété avec Sérieuse, la voyante lui prédit qu’au cours de la prochaine fête qu’il organisera, il tuera un invité, mais que tout irait bien.

« Même le sceptique le plus cartésien croit son horoscope. »

Le crime du compte Neville, Amélie Nothomb

A partir de là, déferle un combat psychologique entre le côté terre à terre du comte Neville et son perfectionnisme à recevoir des invités. En effet, le comte a toute sa vie mis un point d’honneur à recevoir les gens, à les faire se sentir spéciaux. Pour rien au monde il ne manquerait à sa tâche. L’idée de tuer un invité, pendant une fête qu’il organise, le rend malade et il ne peut s’empêcher de se dire qu’il ferait mieux de choisir lequel et de se préparer. Quitte à tuer, autant bien le faire.

Son plan aurait fonctionné – ou pas – si la plus jeune de ses enfants, Sérieuse, ne s’en était mêlée. Ce livre nous dépeint un schéma familial idyllique : un couple aimant, un fils beau et intelligent, une fille belle et intelligente. Mais à cela s’ajoute une adolescente, Sérieuse, éteinte, vide, qui ne s’épanouit plus, qui ne ressent plus. Sérieuse, souhaitant aider son père dans cette entreprise macabre, lui propose, voire lui impose un plan.

Mon avis

Après avoir lu Ni d’Eve ni d’Adam (lien de l’article) et Soif (lien de l’article), Le crime du comte Neville est celui que j’ai préféré ! D’ailleurs, autant vous le dire directement, je n’ai pas vu venir la fin. Le démêlement de l’intrigue m’a complètement outré. L’histoire est farfelue, mais elle fonctionne. Les personnages, celui du père et de la plus jeune des filles, sont authentiques, il est facile de croire en eux. Ce sont de braves personnes, soumises aux règles de la noblesse, c’est-à-dire où aucun impairs n’est tolérable. La mesure, la tenue sont de rigueur, en tout temps.

Mais ce que j’ai préféré, ce sont les dialogues. Lorsqu’on comprend ce qui est sur le point de se produire, il nous est impossible d’imaginer ce nous ferions à leur place : le comte Neville et sa fille Sérieuse nous donne un très bon exemple, à la manière d’une comédie dramatique courte et efficace.

Je vous recommande très vivement ce livre. N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce livre en commentaire !

Bonne lecture.

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

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