Soif, Amélie Nothomb

Après la lecture du roman autobiographique Ni d’Adam ni d’Eve, c’est de manière intriguée, que je me suis ruée sur son dernier opus, Soif. Je l’ai obtenu sans m’intéresser par avance à son contenu, et quelle découverte lorsque j’ai compris qu’il s’agissait d’un récit sur la vie… de Jésus.

C’est encore plus déroutant lorsque ce récit se déroule à la première personne du singulier et que nous nous laissons guider par la description de Jésus lui-même sur les miracles qu’il a accomplit, sur son entourage et sa dernière nuit, avant sa crucifixion. 

Un véritable chemin de croix est tracé à chacune des pages. L’histoire de la passion du Christ : comment ? pourquoi ? Jésus nous livre sa réflexion sur ce qui lui arrive. 

La plume de l’autrice est à nouveau remarquable et encore plus légère que lors de ma première lecture. Il fallait du cran, il fallait du talent pour s’attaquer à ce sujet. Je crois qu’il n’y avait qu’Amélie Nothomb pour trouver l’idée même d’écrire sur l’histoire la plus racontée depuis des millénaires.

Jésus n’a jamais été aussi vivant, aussi humain.

Rapport complexe à la souffrance où Jésus se rattache à ses souvenirs, à son vécu lors de la vie humaine qui lui a été offerte par son père. Mais il s’accroche également à ses souffrances, telle que la soif, afin d’oublier le poids qu’il porte sur ses épaules ainsi que ce qui l’attend. Cette soif qui le rend humain. Cette soif qui lui confirme être la création de Dieu, son fils.

« Je suis responsable du plus grand contre-sens de l’Histoire, et du plus délétère »

SOIF, Amélie Nothomb (p. 106)

Ce livre nous pousse dans nos retranchements. Pourquoi avoir condamné un homme qui accomplissait des miracles ? Pourquoi avoir trahi un homme qui nous avait tendu la main ? Qui accuser lorsque nous souffrons ? 

La différence entre le bien et l’amour est pointée du doigt, Dieu n’est pas le bien nous dit Jésus, mais il est amour. 

Dans les avis que j’ai pu lire, certains disent qu’il retrouve la Amélie Nothomb de ses premiers romans, avec son talent, sa folie et sa fougue. Je ne peux l’affirmer puisqu’il s’agit de mon deuxième livre d’elle, mais je peux vous l’assurer, il se lit d’une traite.

« Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

Soif, Amélie Nothomb
Amélie NOTHOMB

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

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