L univers des bandes-dessinées Mondo Reverso

Parmi mes cadeaux de noël, se trouvaient les bandes-dessinées 1 et 2 « Mondo Reverso » avec Dominique Bertail au dessin et Arnaud Le Gouëfflec au scénario. Cette collaboration franco-belge est récente puisque ces deux beaux ouvrages ont été édité respectivement en 2018 et en 2019. 

Le principe est simple, il s’agit d’un monde inversé où les hommes sont des femmes et les femmes sont des hommes. Tous les « rôles » traditionnellement attribués soit aux hommes, soit aux femmes, sont remis en perspective.

L’histoire se déroule dans un contexte américain, dans un Far West où les cow-girls règnent et où les hommes s’occupent des femmes… Une réinvention du Western, monde très masculin, qui amplifie le décalage que provoque ce monde inversé. Pari réussi pour Le Gouëfflec qui souhaitait s’attaquer au genre de façon originale.

TOME 1

Dans cette première bande-dessinée est mis en scène la cow-girl Cordelia qui est en fuite. Celle-ci rencontre Lindbergh, un jeune homme au foyer, également en cavale. Se déroule alors une course poursuite dans l’Ouest sauvage, composée d’une femme en transition, une Mère fanatique souhaitant secrètement changer de sexe, et de nombreux massacres.

La question du genre est remise en question de manière tranchée, ce qui à de quoi secouer le lecteur (ce qui n’est pas plus mal vous me direz). Cette première lecture était une agréable surprise, ce pourquoi je me suis laissée tenter en lisant la suite.

TOME 2

Dans cette seconde bande-dessinée, on retrouve les protagonistes principaux, Cornelia et Lindbergh qui sont restés ensembles et ont eu des enfants. Tandis que Cornelia est devenue shérife et part à l’aventure, Lindbergh ne souhaite pas rester au foyer et remet en question alors sa place.
A nouveau, l’inversion des sexes renverse tous les clichés que ce genre littéraire viril peut montrer. Le scénario est bien tissé et le crayon de Bertail est toujours superbe.

Il s’agit d’une trame façon épisode de série imposant une gymnastique du cerveau avec cette inversion des clichés qui montre la grossièreté de leur existence. Ces bandes-dessinées insufflent un vent nouveau, dans l’air du temps, illustrant un féminisme triomphant durant une chevauchée drolatique et en dénonçant l’omniprésence du sexisme.

En résumé, ce fut une belle découverte, tel un manifeste des clichés du genre et une volonté d’émancipation des sexes. Je vous invite vivement à vous plonger quelques heures dans ce monde.

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

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