L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki Murakami

Lire du Murakami, c’est comme lire de la poésie et un livre de développement personnel en même temps. A chaque livre son voyage et avec cet auteur, il est admis qu’on en ressort grandi. Et ce, pas uniquement pour le lecteur, comme on peut le voir dans ce livre. En effet, comme son titre l’indique, il s’agit du pèlerinage de Tsukuru Tazaki.

L’histoire commence à Nagoya avec un groupe de cinq amis inséparables. Chacun de ses membres porte un prénom dont la signification est une couleur : Rouge, Bleu, Blanche et Noire. A l’exception de Tsukuru. Lui, son nom veut dire « construire ».

Tsukuru va partir à Tokyo pour poursuivre ses études, la distance entraînant alors un éloignement non pas que géographique, mais également relationnel avec les membres du groupe d’amis de Nagoya. Les séjours vont s’espacer, jusqu’au jour où ces personnalités colorées signifieront à Tsukuru qu’ils ne voulaient plus jamais le revoir.

« Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. (…) Pendant tout ce temps, il estima que le plus naturel et le plus logique était qu’il mette un terme à son existence. »

Haruki Murakami

Ce roman est une ode aux amitiés liées, au temps qui passe et à la quête de soi. Tsukuru va se replonger seize années en arrière pour comprendre ce qu’il s’est passé, poussé par la fille qu’il aime. Il ira chercher les réponses aux questions qu’il se posait toutes ces années, et comprendra enfin la place qu’il avait au sein de ce groupe.

Dans ce livre, on retrouve toutes les subtilités qui composent le style de Murakami, avec sa méthodique description des personnages, son fil conducteur relié à la musique – ici il s’agit du compositeur Liszt – et une importante place laissée au rêve (cauchemardesque ou érotique).

Laissez vous tenter par ce pèlerinage faisant réfléchir à propos de l’amitié et du passage de l’adolescence à l’âge adulte, mais encore à la confiance en soi, à la solitude. Vous verrez qu’il s’agit d’une véritable métaphore de la construction de soi, de sa vie et de son identité, notamment avec le prénom même de Tsukuru mais également sa passion pour les gares dont il a fait de leur construction son métier.

Publié par Ilôt lecture

Etudiante en histoire de l'art à Paris, aime lire et souhaite partager ses découvertes.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :